Chapitre 3
Perr : une première amitié commença d'abord entre 5 jeunes filles : Lucile, Laurène et Perrine, et d'un autre côté Mélanie et Clarisse. Perrine et Lucile se trouvaient de nombreux points communs, dont un amour démesuré Pour Luke Skywalker et Monsieur Lucien Chrétin. A u fil des cours elles apprenaient à se connaître, elles se rendirent compte que l'allemand n'était pas leur fort et que la géo non plus.
Lu : Laurène connaissait déjà Perrine, elles avaient déjà été dans la même classe auparavant. Perrine et Lucile avaient aussi des points communs avec Laurène, à savoir pour les week end sans travail. Laurène connaissait aussi Lucile du conservatoire où elles jouaient de la flûte traversière. Mais Laurène était sans doute plus forte que Lucile puisqu'elle avait enchaîné les niveaux à toute allure alors que Lucile avait redoublé à chaque fois ses trois dernières années. En flûte par contre elles étaient les premières de la promo. Après cela s'était gâté parce qu'elles ne travaillaient plus assez. Laurène avait passé avec courage son entrée en 3e cycle, Lucile seulement deux, de toute façon il n'y avait pas le goût !!!
Mel : Mélanie et Clarisse au contraire ne se connaissaient pas du tout, l'amitié naquit dans le bus 3T, des regards s'échangèrent, et tout naturellement elles prirent place à côté en cours. Pourtant, outre leur passion commune pour le football, Clarisse et Mémlanie n'avaient pas grand chose en commun. D'un côté Clarisse, brillante élève, très discrète qui ne se plaint jamais. De l'autre Mélanie assez médiocre en prépa, qui trouvait toujours le moyen de se plaindre. Le courant passa tout de mêle entre les deux hypokhâgneuses
[ intermède d'une des narratrices : que ces portraits me semblent caricaturaux et sans nul doute un peu idéalisés !]
Cla : Très vite, chacune d'entre elles se rendit compte que la solitude en prépa menait incontestablement à l'échec et peut être pire encore, à la folie d'un esprit anéanti et sans cesse rabaissé. Cet instinct actif (qui aurait du être réprimé par Nietzsche !!) s'est bel et bien développé et cette première entorse à la philosophie suscita un rapprochement de nos cinq jeunes filles. Clarisse qui connaissait de vue Perrine et par les cours d'italien Laurène pensait qu'il s'agissait là d'une drôle de coïncidence que de se retrouver dans ce goulag avec elles. Les choses sont parfois étranges...
CHapitre 4
Pe : Il convient aussi d'ajouter un argument essentiel à cette coïncidence : En effet Saint Etienne est une petite bourgade où on a vite fait le tour. Très vite notre groupe trouva ses repères et une certaine routine s'installa. Il était devenu de mise de s'installer au fond de la classe, le plus loin du regard du professeur, ou encore de doubler à la cantine, d'écrire des prouts, de faire des cochons...Ici, il est important de rappeler que nos cinq amies ont été les investigatrices de nombreuses tendance au sein même de la classe : Mélanie lança la mode des bonbons et des goûters, Clarisse des cochons, Perrine et Lucile des prouts, des dessins en tout genre, des rébus, des petits bac, des moutons... Laurène quant à elle nous réserva l'expression « ultra »
Lu : Laurène et Lucile s'amusaient aussi à classer les profs selon leur intelligence ou leur apparence physique, ce qui s'averrait parfois très difficile en voyant la belle brochette de profs... Au début de l'année il leur arrivait de se rapprocher du prof d'un rang, mais jamais bien plus, pour montrer leur besoin d'être et d'apparaître sérieuses. Si jamais l'une d'entre elles était reléguée par dépit au premier rang, c'était le supplice, l'enfer, indescriptible...Elles arrivaient alors à écrire une demi page de plus qu'à l'habitude, contraintes et forcées..
Lau : mais jusque là, tout restait de la théorie, des cours (chiants) à suivre : un train train pas très contraignant. Mais très vite un programme de partiels et de colle arriva. Et enfin les hypokhâgneuses purent comprendre leur douleur. La colle d'histoire ou l'enfer sur terre (surnommée ainsi par Laurène et Lucile) était la plus redoutable de toutes. Le prof d'histoire, -malgré l'amour que nous lui portions- était effrayant. Il représentait à lui seule une montagne de connaissances inatteignable qui donnait des crampes à l'estomac, de peur de passer pour une goure face à lui. Mais même pour lui plaire, la plupart des 5 hypokhâgneuses prenait le risque de venir en colle avec de pitres connaissances. Même l'amour pour Chrétin ne suffisait pas.
Lu : En effet une fois face à Lucien c'était la pagaille, surtout pour Laurène et Lucile. Le but était de déballer tout ce qu'on savait, ou du moins ce qui semblait vrai pour éviter la moindre erreur face au regard sévère et froid de Lucien. Il fallait surtout se rappeler de ce qu'on avait appris les minutes précédentes. Une fois notre petit discours fini (ou long s'il est parsemé de blanc pour Lucile) il fallait écouter Mr Chrétin... mais déjà les filles n'écoutaient plus, sauf Mélanie et Clarisse qui prenaient des notes...qu'est ce qu'elles sont sérieuses, pensèrent Laurène, Perrine et Lucile.
Mel : Mais la colle d'histoire, bien qu'atroce, n'était pas le seul moment redoutable pour les 5 jeunes filles. La liste est longue : La colle d'italien où il est préférable de ne pas dire bonjour à Colette par crainte de perdre 10 secondes des 30 précieuses minutes de préparation ; la colle de lettres où l'odeur au fil des minutes devient de plus en plus étouffante ; la colle de géo où Mélanie n'a pu placer à chaque fois que « bonne fin de journée Madame Rivoirard » (ces quelques mots lui vaudront 12) ; enfin la colle de philo avec cette chère Mireille qui ose traiter de nulle 3 de nos 5 hypokhagneuses. Pourtant ces filles toujours sérieuses (XD) prendront goût à ces colles, au point d'en enchaîner 2 le même jour !! Rien ne les arrête !
Cla : Elles ne comptaient plus les heures de cours, de colles, de dissert à la maison. Lucile rentrait de tous ces week end avec l'affirmation qu'elle n'avait pas arrêté de travailler. Affirmation qui révoltait Laurène et Perrine. Plus tard, il faut bien avouer, nos 4 hypokhâgneuses comprendront à moitié que Lucile avait un problème sérieux d'organisation ou d'efficacité ( et cela en dépit du dévouement et du soutien permanent que lui apportait sa mère !) Ah sacrée Lucile... !
Et voici que la première dissert de l'année se profilait : Mélanie et Clarisse, bien décidées à ne pas se faire prendre par le temps, débutèrent leur réflexion trois semaines avant l'échéance ![la dernière dissert de géo ou plutôt le fameux croquis, sera réalisé le 8 mai- ô scandale d'un jour férié travaillé ! à bas la prépa qui renie toutes les valeurs morales !]
Lu: Perrine s'y était prise assez tôt et avait donc terminé la dissertation à l'heure. Quant à Laurène, elle rencontra Lucile le matin même, qui s'était couchée à des heures indues la veille pour terminer cette fameuse dissert, parce que, pour bien commencer l'année, elle s'y était prise à la dernière minute. Une semaine avant, elle s'était décidé à peut être choisr des livres pour avoir des idées. Et oui nos 5 hypokhâgneuses furent étonnées de n'avoir aucun cours pour faire une dissertation. Il fallait qu'elles se documentent elles même, elles étaient grande maintenant ; Laurène avoua qu'elle n'avait pas rédigé sa conclusion et qu'elle la rendrait le mercredi. L'année commençait bien, remarque la prépa pouvait être considéré comme une année sabatique..
Pe : [J'interromps là le délire de Lucile]. L'année de prépa était loin d'être de tout repos, et à cette souffrance s'ajoutais la proximité des étudiants en faculté qui nous narguaient avec leur vacances et leur tournage de pouces. La prépa pouvait se résumer à ce simple mot : INJUSTICE !! L'injustice d'être en vacances un mois après, l'injustice de ne travailler qu'une petite trentaine d'heure (20h max à la fac, travail à la maison inclus) par semaine, l'injustice de ne jamais sortir...et j'en oublie. Le plus drôle de l'année resta les inutiles cours de latin de fin d'année, je laisse la suivante s'amuser à dépeindre ces cours fantaisistes.
Lau : Les inutiles cours de latin de fin d'année et peut être même de toute l'année ! Il est vrai que le latin était en grande partie la matière récréation où toutes les activités possibles et inimaginables étaient entreprises (jeu de l'oie, petit bac, découpage avec les ciseaux de Lucile qui découpe dans toutes les formes...la liste est trop longue ne nous éternisons pas.) Pourtant le latin était une matière importante car elle influe remarquablement sur la moyenne générale mais est surtout fondamentale pour celles et ceux qui ont la “ fibre ” littéraire (dixit Chretin : rendons à César ce qui appartient à César ou un truc comme ça). Donc les cours de latin n'étaient pas très intéressants car regarder Gocel traduire des textes et des textes d'une voix monotone n'est pas l'activité la plus agréable.
Mel : Ainsi certaines durent travailler plus que d'autres pour éviter les dégâts, rappelons notre devise Solidarité qui s'appliquait à toutes situations ou presque. On compris très vite que le latin devait être mis à l'écart, on ne s'attendait pas à ce que la paresse touche d'autres matières. En effet la philosophie pouvait être nommée(comme on le faisait en primaire) d'heure d'étude. Les plans de dissert, la mise en commun des versions, les conclusions de dernière minute et même des exposés complet virent le jour pendant ces heures.
[NB : Ceci n'est pas blâmable étant donné le sérieux à effectuer ces tâches constaté pendant ces cours. Tout ne doit pas être considéré comme négatif !]
Chapitre 5 :
Cla: On nous apprenait à travailler efficacement : ainsi à quoi bon perdre du temps à s'élever l'esprit des bassesses de ce monde si nous n'arrivons pas même pas à nous impliquer pleinement dans notre dure réalité de la prépa ??!! Car la réalité devenait bien pénible pour nos 5 hypokhâgneuses. L'univers utopique et sans doute idéalisé dans lequel nous espérions évoluer se ramenait en fait à un quotidien harassant et une succession de journées toutes autant pénibles les unes que les autres, qui semblait ne jamais prendre fin. Quelques petits épisodes nous permettaient cependant d'échapper à l'univers de la prépa. Ainsi tous les cours d'italien nous espérions assister à l'étouffement à petit feu ( le plus de douleur possible serait appropriée !) de la prof qui se ferait engloutir sous le flot d'objets presque archéologiques vu leur état.. Toutes ces choses jaillirent de son placard...Assommée par son petit radiateur, elle s'écroulerait et...(cessons ici cette description, il ne faudrait pas non plus accordée trop d'importance à ceci)
Lu : Les heures d'italien étaient ainsi longues et monotones. Tous les cours étaient finalement “ultra”passionnants, les professeurs tout aussi sympathique les uns que les autres, comment dire, enchantants, enthousiasmants. Il y avait cependant un professeur vraiment “ultra”, auquel les 5 hypokhâgneuses vouaient un véritable culte. L'une d'entre elle, Perrine lui avait même consacré une BD le mettant en valeur...Ah notre brave Lucien, quel homme charmant, aussi bien au travail qu'en famille paraît-il, mais cela on en doutait pas. Elles en pleuraient même d'émotion et éprouvaient une tendresse sans limites pour sa chevalière des bourbons et ces petits pulls.
Pe : Leur extase ne cessait de croître au fur et à mesure des cours d'histoire et des aventures de Lucien Chretin. Mais la sortie scolaire du mercredi de fin d'année à Vienne faillit provoqué une attaque à Perrine et Lucile : Mr Chretin, pour l'occasion, avait revêtu un jean mettant en valeur son corps athlétique. Ajoutons à cela que notre adorable Lucien, ne perdit pas une occasion pour plaisanter ce qui eut pour effet d'accroître son charme et les hypokhâgneuses ressentirent une profonde admiration. Cette journée s'accompagna de petites aventures et rigolades dont Lucien était souvent à l'origine...
Cla : Un événement particulier mis l'amitié des 5 jeunes filles à rude épreuve ; et c'est en effet notre cher Lucien qui en était à l'origine...En effet celui ci, lors de la visite de l'après midi, en tant que parfait gentleman se résolut à suivre Colette et son étrange fille. Devant l'imprévu de la situation, les 5 hypokhâgneuses furent prises au dépourvu. Laurène, Mélanie, Clarisse t Lucile se retrouvèrent séparés de Lucien (ô quelle sombre tristesse endeuilla leur après-midi !). Mais Perrine, quant à elle eut vite fait son choix. Ses amies. Lucien. Elle ne se donna pas même le temps de la réflexion et s'engagea sans un mot sans un regard sur les traces de son Lucien. Ah elle est belle l'amitié ! Une amitié qui s'était fortifiée tout au long des épreuves affrontées au cours de l'année. Et sur un coup de tête ! Sur un béguin non réciproque ! ( Eh oui Perrine redescend sur terre !), celle ci nous plaqua. Lâche ! Hypocrite ! Et elle pensais sans doute que nous laisserions passé sans aucune représailles un tel comportement... !
Laurène : Mais Mélanie, la mielleuse du groupe ne put s'empêcher (au bout d'une minute, quel record !) de parler à Perrine et de ne pas la laisser à l'écart comme il était prévu pour la punir de sa trahison. Lucile fut la deuxième à ne pas pouvoir résister au charme et à l'amitié de Perrine (et en l'occurrence de son mp3 haute technologie). Heureusement Clarisse et Laurène dormirent tout le long du trajet afin de faire passer leur colère(et surtout éviter l'insolation en gigotant dans le car)
Voilà ainsi comment peut être présentée de manière très générale notre année de prépa...Attardons nous maintenant en détail sur qq aventures farfelues qu'ont connues nos 5 amies hypokhagneuses